Retour sur ce blog…

C’est drôle… ce soir, je repasse, avec un brin de nostalgie, sur les vieux billets de ce blog que je n’alimente à peu près plus depuis le départ de mon vieux complice Guy.  Je manque de motivation depuis, je crois. Il y a plein de choses qui me semblent d’une futilité sans nom, comme cette propension semi-indécente des blogueurs à parler d’eux en public. Mon côté judéo-chrétien, ça; on n’en sort pas.

Je relis ces billets parfois acides, parfois tendres, parfois enthousiamés (ainsi que celui-ci, toujours d’une actualité brûlante) et parfois certainement « over the top » (comment faire autrement en présence de l’inexplicable), et je me dis tout de même que je devrais m’y remettre.  Dans le fond, ce n’est toujours qu’un journal personnel, le genre de gugusse qui a permis de tout temps aux insécures de tous ordres de panser leurs plaies et de noter, pour la postérité, les événements marquants de leur petite vie afin d’y revenir plus tard pour constater à quel point ils ont évolué entretemps… avec un peu de chance.

La différence, bien sûr, c’est que de nos jours, on l’impose à la planète en s’imaginant que ça peut avoir une quelconque chance de l’intéresser.  Je n’y crois tellement pas… ce blogue ne s’adresse donc qu’à des gens qui me sont proches. Les autres peuvent aller lire autre chose.  Je vais me garder une petite gêne concernant les exemples qui me viennent à l’esprit, je pourrais blesser des amis. 😉

Ça se pourrait que je m’y remette, juste pour me rappeler plus tard, comme je le fais ce soir, les sentiments qui m’animaient au moment de les rédiger, ces billets.  L’effet s’avère thérapeutique dans le cas de quelques-uns d’entre eux. Je vous assure que dans certains cas, je n’avais vraiment pas envie de revivre ces sentiments, mais Kipling aurait assurément souhaité pour moi que ça se fasse.  Question d’apprendre à se recentrer sur l’essentiel et de finalement réaliser qu’après qu’il te soit arrivé un certain nombre d’affaires plates dans ta vie, tu deviens autre chose.  Enfin, c’est lui qui le dit, en substance.

Mais voilà.  Pour le moment, je vous invite à repasser sur ces textes, juste pour voir ce que vous en pensez.

Bonne soirée, Hare Krishna.

1 Commentaire

  1. Vincent

    Parlant de nostalgie, y faudrait ben que tu me montres ces fameuses photos de mariage un jour…