Parcs US, Jour 5 : Hidden Canyon, beubye Zion, allo Bryce Canyon

Jour 5 : Dernier jour à Zion. Ce sera à contre-cœur, car nous adorons tous l’endroit. Mais nous avons des attentes envers les autres destinations, alors pas de niaisage; une dernière randonnée le matin, puis allez hop! On se poussera vers Bryce Canyon.

Hidden Canyon

Dire que c’était plein d’eau quelques semaines auparavant!

Hidden Canyon

Caché, mais profond… à 5000 pieds d’altitude. Biz.

Vincent nous a convaincu qu’on doit faire Hidden Canyon avant de partir. Ça se trouve au même départ qu’Observation Point, qu’on a fait l’avant-veille, à l’arrêt Weeping Rock. On se re-tape la montée jusqu’à l’embranchement qui nous mènera, à droite, vers notre nouvelle destination : Hidden Canyon.

Il porte bien son nom, celui-là. Le canyon en question se trouve perché, comme plusieurs autres à Zion, à plus de 4000 pieds. Moins haut, me semble-t-il, que Refrigerator Canyon, à Angel’s Landing, mais enfin c’est haut pareil. L’idée c’est qu’on ne le voit qu’une fois arrivé dedans, d’où le nom particulièrement bien choisi. Même rendu en haut, la signalisation laissant à désirer, on pourrait être tenté de redescendre avant de l’avoir visité, comme l’oncle Norbert qui a rebroussé chemin avant d’en avoir atteint la limite.

Comme l’avant-veille, dans Echo Canyon, on a droit à un cours de géologie appliquée, gracieuseté du prof Vincent, et c’est super-intéressant, comme toujours. J’adore ça savoir où je me trouve et pourquoi ça a l’air de ce que ça a l’air. Vraiment, l’endroit est très spécial et vaut véritablement le détour. Au passage, nous sauvons un australien téméraire d’une blessure incertaine en le retenant juste à temps pour qu’il évite de s’écraser 10 pieds plus bas avec sa satanée caméra vidéo. Il aurait pu se faire mal, qui sait? La prochaine fois, il laissera la caméra à l’hôtel (avec son épouse plus raisonnable), j’en suis convaincu.

Départ vers Bryce!

Ben voilà, c’est le temps de quitter ce paradis, pour nous diriger vers Bryce Canyon, à quelques parsecs de là. En quittant Zion, on doit emprunter un impressionnant tunnel, creusé dans le roc dans les années ’30, pour qui nous permettra de sortir du canyon rapidement. Un exploit d’ingénierie, à ce qu’il parait. À la sortie du tunnel, on se stationne immédiatement à droite pour donner suite aux recommandations d’oncle Norbert. Celui-ci nous a intimé l’ordre d’emprunter le sentier qui monte, de l’autre côté de la route, pour nous donner au bout d’une quinzaine de minutes un panorama imprenable du canyon que nous venons de quitter. Avis à tous : en voyage, on écoute les conseils d’oncle Norbert. Ils sont du type avisé. C’est effectivement imprenable.

Checkez ça, la route est en plein centre…

Checkerboard Mesa

La route des cowboys

Retour dans le char et à la clim. On apprécie. Après moult lacets et virages, nous tombons pile sur Checkerboard Mesa… Qui l’eût cru, c’est dret sur le bord du chemin! À partir de ce point précis, le paysage se transforme d’un coup sec : on sort du parc Zion, et on tombe dans le pays des cowboys. Soudainement, il y a de la végétation, des pâturages, une pizzeria même! On s’y arrête (on a faim après s’être tapés Hidden Canyon) pour y engloutir une semi-infecte (ça dépend à qui on demande de se prononcer) pizza. Par contre, la boutique de souvenirs occupera There pour un bon nombre de minutes non déterminé. Et une partie significative de son budget souvenirs.

On redécolle, cette fois pour de bon vers Bryce Canyon, non sans fourrer les brakes pour photographier un troupeau de bisons. J’ai vraiment hâte de me tremper dans l’atmosphère de Bryce, ce lieu mythique, et le paysage ennuyant ne fait rien pour calmer mes ardeurs. Nous arrivons enfin dans la bonne formation, à laquelle on accède d’abord par Red Canyon. C’est beau, c’est… rouge. Vincent nous enjoint de nous calmer et de ne pas perdre notre temps à photographier tout ça. Ce sera bien mieux demain, prévient-il. OK, on va lui faire confiance.

Bryce Canyon : premier regard

Bryce, enfin!

Oups, tiens, on est soudainement rendus dans Bryce Village, ou City, ou ce qui en tient lieu.  Un genre de Nothing Gulch semi-moderne. Cibole, y’a juste une demi-douzaine de bâtisses de chaque côté de la route… Pas de maisons, juste des commerces. On se rendra compte en temps utile qu’ils appartiennent tous à la famille du dénommé Ruby, fondateur de la chose touristique ici, qui s’y entend vachement en matière d’exploitation touristique extrême. 😉 Ils pourraient en montrer aux gens de Tremblant. Pour faire une histoire courte, le Gatorade est pas achetable ici. Faites provision avant d’arriver car le concept de saine compétition est clairement inexistant dans les environs. Et, ah oui, une dernière chose, comme dirait Steeeeve. Laissez votre gun à la porte.

Après une saucette peu rafraichissante dans la piscine chaude, Vince et moi laissons notre exténuée There à l’hôtel, où elle se prélassera dans la piscine chauffée intérieure, pour nous lancer en attendant l’heure du souper à l’assaut des points de vue qui parsèment le pourtour du « rim » du canyon. Oh wow. C’est vraiment spécial, Bryce. Fantomatique, féerique, on se croirait sur Mars. Nous croisons presque autant de Mule Deers que de Mustang décapotables, ce qui n’est pas peu dire quant à la concentration inouïe de ces charmants ruminants ongulés. La Mustang est omniprésente.

Retour tardif à l’hôtel, souper infect au buffet cow-boy de chez Ruby’s pour There et moi, et satisfaisant, meilleur steak EVER, pour Vincent. On le saura pour la prochaine fois. De toutes façons, ici, tous les soupers coûtent 150$. Du plus mauvais au meilleur. C’est fini, à partir de là on ne regardera même plus les prix sur les menus. On a eu notre leçon. Si on a l’intention de survivre, mieux vaut toujours choisir ce qui nous semble être l’établissement le plus chic en ville, tant pis pour notre tenue négligée. Les locaux feront avec.

Dodo, et lever tôt demain, direction le fond du canyon Bryce!