Tous à Monte Carlo!

Villefranche sur Mer

 

Encore une grosse ride en vue aujourd’hui, toujours sous ce soleil de plomb auquel je ne m’habitue pas. J’aurais dû faire changer mon thermostat d’ours polaire pour le modèle lézard avant de partir.

Aujourd’hui, on s’en va à Menton, dernière ville de l’Hexagone avant la frontière avec l’Italie! En chemin, on traversera, avec des bonheurs variables, Nice, Villefranche sur Mer, Saint-Jean-Cap Ferrat, Beaulieu, Èze, le Cap d’Ail, Monaco, Roquebrune-Cap-Martin, Menton et finalement le village perché de Roquebrune. Roll up for the mystery tour!

Évidemment, au départ de Juan les Pins, faudra se taper Nice après re-Cagnes sur Mer, parce que sinon ce sera l’autoroute. Disons qu’on va se réserver ça pour le retour parce qu’on aime l’eau et que c’est un peu pour ça qu’on est ici. Mais enfin y’a des limites à notre patience. On survolera le Vieux Nice sans s’y arrêter faute d’intérêt pour la couleur locale, les pickpockets et surtout parce qu’il faut faire des choix puisque, c’est sûr, on va encore manquer de temps.

Villefranche, vue sur le Cap Saint-Jean-Ferrat

 

Villefranche sur Mer

Alors bang, en sortant de Nice, on tombe face à face avec Villefranche sur Mer, home abroad of the Rolling Stones. Eh bien oui, c’est ici qu’ils ont passé plusieurs mois, à la villa Nellcote, à enregistrer leur meilleur album, Exile on Main Street. Leur Abbey Road, en quelque sorte. Le disque où Mick Taylor a révélé l’immensité de son talent, lui qui venait de remplacer Peter Green après que celui-ci ait chaussé les pompes de mon ami Eric chez John Mayall. L’apport de Taylor devait propulser les Stones à des hauteurs qu’ils n’ont plus jamais atteint par la suite. Peut-être sur Miss You, mais j’suis pas sûr.

Mais Villefranche, c’est plus que les Stones. C’est une ville fortifiée vachement bien reconstituée dans un paysage de rêve. Voir Picasa. 😉

Nous avons beaucoup aimé, c’est très beau, dans le style Vauban qui nous est bien connu à Québec. Les locaux, quant à eux, semblent avoir une prédilection importante pour les femmes à seins, enceintes, ou les deux à la fois. Je n’ai pas fouillé la question, mais enfin la statuaire de l’endroit laisse songeur.

Par la suite, Beaulieu sur Mer, puis Cap d’Ail révèlent leurs charmes aux détours de la route. Cibole. On dirait que je suis en train d’écrire un guide touristique. Enfin.

Monaco

Puis, la grosse affaire, Monaco. Mais je tiens à vous prévenir d’avance pour ne pas que vous vous fassiez d’idées, on n’a vu ni Caroline, ni Stéphanie. Marie Lavoie va devoir ravaler ses larmes et se contenter de la photo du ptit couple mignon Rainier/Grace Kelly qui trône sur les remparts en carton de la simili-ville.

Le Musée océanographique de Monte Carlo. Ça a l’air vieux, mais ça a été construit pour Jacques-Yves Cousteau!

Parce qu’en fait, rien n’est vrai à Monte-Carlo. Tout est emprunté, monstrueux, factice. Il y a ici plus de Ferrari au pouce carré qu’à Maranello, mais c’est normal. Maranello exporte le gros de sa production à Monaco, pour meubler le décor. C’est navrant de suffisance. Si la moitié des gens qui vivent ici donnaient 20% de leur avoir à des causes humanitaires, on aurait la paix dans le monde, ce qui rendrait toutes les futures aspirantes miss Univers en mal de phrase attendrissante, mais surtout, plus personne ne crèverait de faim.

Bonheur et selfie

D’où la paix dans le monde.

Roquebrune

Bref, c’est gênant et on quitte bien vite vers Menton après avoir englouti ce qui se révèlera probablement le meilleur pan bagnat du périple. Menton, rien là, demi-tour, puis hop vers le village perché de Rocquebrune. Oh là là que c’est un autre monde.

Rocquebrune

On ne visite pas le château, il est tard et ça a un effluve d’attrape-touriste, mais le village lui-même est extraordinairement complexe, plein de détours, de passages creusés à même le roc sous les maisons, d’impasses sombres et inquiétantes, etc. C’est semble-t-il sans fin, alors avant de s’y perdre complètement (accessoirement, il n’y a plus de lumière pour la photo) nous décidons de remettre le cap sur la villa Remond, où nous attend encore ce soir la maîtresse des lieux, avec qui nous partageons bien volontiers nos aventures de la journée.

Plein de photos sur Picasa!

– Pitché dans le blog avec mon iPad!